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Le notaire stoppe le SAMU pour qu’une mamie signe une assurance-vie en sa faveur

      
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nikos
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la voix du nord a écrit:Les agissements de ce notaire du Ternois risquent de nuire à une profession déjà décriée. Il est soupçonné d’avoir profité de la fragilité psychique et physique d’une octogénaire, pour dilapider son patrimoine de 364 000 euros.

« Elle a été plus que ma mère. » Ce notaire du Ternois, qui coule désormais une retraite paisible dans la chic station du Touquet, était proche de cette mamie décédée en 2012. Ça, tout le monde, même les nièces qui s’estiment aujourd’hui flouées de l’héritage, s’accordent à le dire.

Le notaire lui rendait régulièrement visite, il s’occupait d’elle, il y avait des liens affectifs certains… « Mais il a abusé de cette relation », tacle le substitut du procureur, Olivier Humbert, en référence notamment à cette journée choquante du 18 janvier 2006.

Ce jour-là, la dame âgée est hospitalisée à la Polyclinique du Ternois et doit être évacuée d’urgence par le SAMU à l’hôpital d’Helfaut pour une insuffisance rénale aiguë. Le notaire débarque alors dans la chambre avec un banquier et un témoin, se présente comme le fils adoptif qu’il n’est pas encore, interrompt l’intervention des secouristes pendant une vingtaine de minutes, et fait signer une assurance-vie de 75 000 euros au profit de sa fille. « Alors que (l’octogénaire) est proche du coma », s’indigne la présidente Élise Hibon.

« Un fils veille sur sa mère. Il s’assure qu’elle ne se fait pas rouler par quelqu’un de malveillant… »

« Elle ne voulait pas que l’argent revienne à la famille de son mari » décédé un an plus tôt, se justifie le notaire.

Le tribunal s’interroge aussi sur sa motivation à assumer la curatelle de la vieille dame, alors qu’elle était d’abord attribuée à une association. Et pour cause : la même année, il a octroyé un prêt de 70 000 euros à une de ses clientes à partir des économies de l’octogénaire. Il a aussi encaissé le remboursement... sur le compte de sa fille. « C’était sa volonté », argue-t-il encore.

« J’ai ma conscience pour moi »

Mêmes soupçons sur les dix mille, puis soixante mille euros retirés en petites coupures au cours de l’été 2006… À quoi ont-ils servi ? Sans parler des retraits réguliers de 650 euros, difficiles à justifier. « Je ne sais pas, elle faisait ce qu’elle voulait de son argent », explique-t-il. « Elle n’a pas dû l’utiliser pour rembourrer son matelas, souffle la présidente. Un fils veille sur sa mère. Il s’assure qu’elle ne se fait pas rouler par quelqu’un de malveillant… »

En quelques mois, les 364 000 euros de patrimoine de l’octogénaire ont fondu comme neige au soleil. Était-elle consciente des différents papiers que lui faisait signer le notaire ? Ou a-t-il profité de sa fragilité ? Après cinq heures d’audience, il l’assure : « J’ai ma conscience pour moi. »

source : la voix du nord








Spoiler:
 
Waha


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abusé...
y'en a qui se font vraiment pas chier